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Un contrôle interne met l’arnaque au jour

Le trafic aurait duré un an et demi, de l’automne 2013 au printemps 2015. L’arnaque a été découverte à la préfecture, lors d’un contrôle interne. C’est alors le préfet des Hauts-de-Seine qui a signalé les faits, en mai de l’année dernière, au parquet de Nanterre…http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/des-people-impliques-dans-une-vaste-fraude-au-permis-de-conduire-a-nanterre-13-05-2016-5792501.php?google_editors_picks=true

Ne vous méprenez pas! Je ne vous fais pas part de cet article afin de dénoncer ou de commenter les turpitudes de people ou d’agents de la fonction publique.

Le point sur lequel je souhaite attirer votre attention est l’utilisation de la terminologie « contrôle interne ».

Lors d’une lecture rapide de l’article ou par celle d’un « néophyte » en la matière, le contrôle interne, au premier abord, évoque la pratique d’un contrôle par des agents internes à l’entité, mais en aucun cas le contrôle permanent. Mais, est-ce le cas? Non, si nous prenons en compte une précision sise dans l’article « le trafic aurait duré un an et demi… ». Ou, ce qui serait une éventualité envisageable, la présence d’un système de contrôle interne défaillant. Nous pouvons aussi nous interroger sur l’existence d’un plan de prévention de la fraude, car ce dernier phénomène existe dans les préfectures comme dans toutes autres entités.

C’est pour cette raison que je pencherai plutôt pour un contrôle périodique ou, communément appelé, audit interne. Ce qui est également un contrôle interne, d’où l’ambiguïté.

Mais, ce petit manque de précision, éventuellement acceptable dans les médias, est inadéquat par des professionnels. La dénomination « contrôle interne », étant la traduction de « internal control », qui n’est pas toujours appropriée en France en termes de compréhension et de clarté de la chose en soi. La notion de « maîtrise » serait plus conforme. D’autant plus que dans l’esprit français, le mot ou la notion de contrôle donne une image « d’empêcheur de tourner en rond » ou de « contrecarrer le commercial », et ce qui en découle, voire d’être une contrainte pour les opérationnels.

En linguistique, les mots ou les groupes de mots peuvent avoir un champ sémantique plus ou moins large. Ce qui n’empêche pas que la précision langagière, et ce pour la bonne compréhension et une communication adaptée des concepts, des notions et des applications opérationnelles du contrôle interne, ou contrôle permanent, soit de rigueur (non pas au sens de « inflexibilité » et « d’exigence intellectuelle », mais comme « exactitude » et « justesse »).

A consulter également :

Le contrôle interne : Un élément essentiel de l’efficacité et de la performance

Pour une conceptualisation du contrôle interne et de l’audit interne dans la gestion financière de l’Etat

Humain, trop humain ! (et plus particulièrement le point : « I – Humain, trop humain versus De l’humain, rien que de l’humain! »)