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Bâle III & Solvabilité II

Eléments de réglementation

Être auditeur interne est un métier (fonction) très intéressant(e) et valorisant(e), ouvrant souvent la voie à des fonctions de responsabilité dans l’entreprise, mais il peut parfois créer des cas de conscience. Nos auditeurs internes sont-ils tous des Socrates (Père de l’éthique)?

Ces cas de conscience interviennent principalement au plan de l’éthique. L’éthique professionnelle  est un ensemble de règles de conduite propres à une société, à un groupe. et elles sont matérialisées dans un document dénommé code ou charte « d’éthique » ou « de déontologie ». Ce code ou cette charte est non directif et il reflète une morale, des valeurs.

Ceci pour la théorie qui philosophiquement peut se traduire par la branche étudiant les fondements des mœurs et de la morale. Mais qu’en est-il dans la pratique?

Nous pouvons penser qu’une personne occupant un poste d’auditeur interne est en accord avec le code en vigueur au sein de son entreprise et qu’il a même paraphé, lors de son recrutement, un engagement à respecter ledit code. Ce dernier décline principalement les points suivants : équité, confiance, confidentialité de l’information, respect en milieu de travail, et l’honnêteté. Mais, toute entreprise n’en est pas dotée.

L’être humain n’étant pas figé dans sa conception de la vie professionnelle, mais variant en fonction d’éléments internes qui lui sont propres et de composantes externes de plus en plus mouvantes, rien ne nous assurent que dans un futur proche ou lointain les valeurs éthiques personnelles de l’auditeur interne seront toujours en accord avec celles de son entreprise. Du côté entreprises, ces codes ne sont pas systématiquement actualisés et, en particulier, au sein des petites et moyennes entreprises.

Ensuite, il y a interactions entre les auditeurs internes et leur hiérarchie de proximité (senior, chef de mission…) et lointaine (Directeur de l’audit… et parfois les interventions de certains membres du Comité d’audit selon le degré d’indépendance retenu).

Nous pouvons également nous interroger sur l’externalisation (outsourcing) de la fonction « Audit Interne » qui a pour support un contrat « commercial ». Quid de la réelle indépendance de l’entité intervenante par rapport à la volonté de continuation du contrat cité??

Le véritable questionnement est : est-ce que l’auditeur interne qui subit des pressions dans son milieu professionnel au sujet d’actions pour lesquelles il est en désaccord doit-il se préoccuper des répercussions potentielles, et doit-il y résister? Chacun doit pratiquer son examen de conscience et choisir en fonction de ses propres critères de valeur.

A new report from the Institute of Internal Auditors (IIA) makes clear that internal audit practitioners often face ethical challenges, and how they handle them determines their own value and their organization’s value.

Ethics and Pressure: Balancing the Internal Audit Profession reveals that 23 percent of internal auditors worldwide have been asked at least once to change or suppress an important audit finding, and 11 percent “preferred not to answer” the question, according to data from the IIA’s 2015 Global Internal Audit Common Body of Knowledge Survey.

http://flip.it/w3E.8H