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La partie du texte mis en évidence (en gras) dans le bloc de citation est de mon fait.

Le développement de l’intelligence artificielle (∗) peut permettre de réduire les coûts supportés par les banques de détail (agences,  succursales et conseillers), mais l’être humain ne sera pas remplacé totalement par les robots. Ou, à supposer que ce soit le cas, cette ère n’est pas proche à mon avis. Je me souviens de discours similaires lors de mes études en techniques quantitatives de gestion (années 70 et suivantes dans le monde bancaire lors de l’avènement de l’informatique : cette dernière va supprimer les comptables). Nous pouvons constater que ce n’est pas le cas et que les « experts » en la matière sont indispensables pour la confection et le fonctionnement des outils actuels et futurs.

Maintenant, mettons-nous du côté clientèle. Même si vous appréciez de bénéficier d’une e-banque, vous revenant moins chère en termes de coûts à services identiques, vous n’êtes peut être pas prêt à dialoguer avec un « robot-conseiller ».

D’autant que ce fameux robot-conseiller est une création humaine et, de ce fait, peut créer une nouvelle famille de risques opérationnels.

Nous nous trouvons face à un avenir incertain et de plus en plus complexe. Loin de nous refermer sur un statu quo ou de nous « bloquer » devant toute innovation (aussi dénommé « freins au changement »), essayons d’en tirer la « substantifique moelle » (partie essentielle, la quintessence).

Voyons ces nouvelles possibilités comme des éléments permettant :

  1. aux conseillers (tous niveaux confondus) de mieux répondre, et au plus prés, aux attentes de leurs clientèles dans le respect des règles internes et externes.
  2. aux personnels de back-offices de gagner en performance et en agilité.
  3. aux entités de support de mieux accompagner les acteurs intervenants sur le cœur de métier.
  4. aux gestionnaires des risques et de la conformité :
  • une amélioration de la veille réglementaire et juridique.
  • une meilleure diffusion de la culture du risque.
  • une vision et une gestion globale des risques (ERM), incluant les risques d’e-réputation et stratégique.
  • une plus grande automatisation des contrôles (il est actuellement difficile de déterminer quelles en sont les limites).
  • une mise à disposition d’outils spécifiques adaptés et incorporés dans le schéma directeur informatique pour une meilleure efficience du contrôle interne. Ceci afin d’éviter toute défaillance du contrôle interne et de la gouvernance.

5. aux auditeurs internes d’apporter une efficacité et une efficience accrues en termes de missions d’audit (en particulier, d’analyse des risques systémique et de liquidité) et de conseil.

Il s’agit d’une démarche à inclure dans les processus de transition de Bâle II vers Bâle III, voire vers Bâle IV.

(∗) L’intelligence artificielle (IA) consiste à faire reproduire, par un système informatique, le raisonnement humain et l’acquisition de la connaissance.

L’arrivée de robots intelligents au cœur des banques et des compagnies d’assurances n’est plus un fantasme futuriste. La quatrième révolution industrielle n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais, depuis quelques mois, ces logiciels auto-apprenants secondent déjà les conseillers clientèle des grandes institutions financières françaises.

La robotisation se rend également indispensable dans les départements risques et conformité des banques, où les logiciels intelligents se révèlent précieux pour ingérer des normes réglementaires en constante évolution.

Les Échos : Quand les robots remplacent les salariés de la finance. http://google.com/newsstand/s/CBIwkbqdwDA

https://www.auditsi.eu/?page_id=2273

https://www.pwc.fr/fr/assets/files/pdf/2016/10/Doc_Programme_UFAI_V3.pdf

https://www.sciencespo.fr/ceri/sites/sciencespo.fr.ceri/files/critique_add/art-annexes.pdf